Le désir d’enfant, quand il se manifeste, devient une préoccupation quotidienne pour le couple. Dans 80% des cas, la grossesse survient naturellement, mais pour 15% des couples qui consultent chaque année se posent un problème d’infertilité. Bien souvent, avec un peu de patience, un traitement médical approprié ou une intervention chirurgicale simple suffisent à résoudre le problème. Néanmoins, ces thérapeutiques classiques ne peuvent solutionner toutes ces difficultés même si les couples concernés sont en parfaite santé. Dans ce cas, de nouvelles espérances se présentent avec l’A.M.P. (Assistance Médicale à la Procréation). Notre rôle est alors de proposer des solutions qui « vont aider la nature » à mener à bien le désir d’enfant grâce aux différentes méthodes et techniques d’A.M.P.

C’est en 1978 que le premier bébé est venu au monde par la technique de Fécondation In Vitro (F.I.V). Depuis cette date, des progrès considérables ont permis de reculer les limites de la stérilité, et de très nombreux couples ont pu concrétiser leur désir d’enfant.

La clinique la Grâce Marie a pour vocation de mettre à votre disposition toutes ses compétences humaines, techniques et son savoir-faire, pour vous aider à réaliser votre désir légitime d’avoir un enfant, et pour qu’ensemble, nous essayons d’aboutir à cet événement qu’est la vie. Dans ce but, notre équipe est constamment disponible, et présente pour vous écouter, vous comprendre et vous aider.

Ce document présente, dans un souci de transparence et de clarté, l’A.M.P, ses différentes techniques, ses difficultés et ses espoirs.

QUELLES SONT LES ETAPES DE L’A.M.P. ?

Votre gynécologue ayant posé le diagnostic médical, voici expliquées le plus simplement possible, les différentes étapes que le couple devra suivre.

1.) LE RECUEIL DES GAMETES (ovocytes et spermatozoïdes)

  • Le recueil des spermatozoïdes (dans tous les cas)

Le jour de l’AMP, vous vous rendrez au laboratoire de la Clinique la Grâce Marie pour un recueil de sperme (par masturbation) après une abstinence de 3 à 4 jours et une toilette appropriée. Dans certains cas le recueil s’effectue par ponction epididymaire ou testiculaire. Le laboratoire se charge ensuite de traiter le sperme recueilli pour optimiser son pouvoir fécondant.

  • Le recueil des ovocytes (uniquement dans le cas des AMP de type FIV ou ICSI)

La stimulation ovarienne de la femme produit généralement un ovocyte par cycle. La stimulation permet d’obtenir plusieurs ovocytes au cours d’un même cycle. En augmentant ainsi le nombre d’embryons (en cas de fécondation) pour optimiser les chances de grossesse. Le recueil des ovocytes : votre gynécologue, sous anesthésie, va recueillir le liquide folliculaire contenant les ovocytes. Le laboratoire se chargera ensuite d’isoler les ovocytes, et de les préparer en vue de leur mise en contact avec les spermatozoïdes.

2.) LES TECHNIQUES DE PROCREATION

L’IAC : : Insémination Artificielle avec sperme du Conjoint

Cette technique est employée lorsque, pour une raison quelconque, les spermatozoïdes ne parviennent pas à atteindre l’ovocyte à féconder. Après la préparation du sperme au laboratoire, le gynécologue le déposera dans l’utérus. Cette intervention par les voies naturelles est parfaitement indolore. Dans certains cas, vous pouvez avoir recours au sperme d’un donneur anonyme. On parle alors d’IAD : Insémination Artificielle avec Donneur. Les chances de grossesse sont de l’ordre de 10% par insémination.

La FIV  : Fécondation in vitro

C’est la technique la plus connue et la plus utilisée. Elle consiste, le jour Jo, à mettre en présence les spermatozoïdes et les ovocytes pour obtenir une fécondation à j1 puis un embryon à j2. Ces étapes biologiques font l’objet d’un suivi au laboratoire. Les embryons obtenus seront transférés dans l’utérus. Les chances de grossesse sont de l’ordre de 25% par ponction.

L’ICSI  : Intra Cytoplasmic Sperm Injection

Cette technique est plus particulièrement préconisée dans l’infertilité d’origine masculine ou après un échec en FIV. Elle consiste à injecter un seul spermatozoïde directement dans l’ovocyte. Les chances de grossesse sont de l’ordre de 25% par ponction.

LA CULTURE EMBRYONNAIRES

Dès j2 ou j3, il est possible d’envisager le transfert. Toutefois, dans certains cas les biologistes (en liaison avec l’équipe médicale) vous proposent de différer le transfert jusqu’à j5 ou j6. Ce délai permet de choisir les embryons ayant le plus grand potentiel d’implantation dans l’utérus. Pendant cette période de culture embryonnaire de 4 jours, les embryons sont donc en phase d’évolution jusqu’au stade de blastocystes.

LE TRANFERT DES EMBRYONS DANS L’UTERUS

Le transfert des embryons s’effectue à j2, j3 (ou j5, j6 s’il y a culture embryonnaire). Les embryons sont placés dans un cathéter très fin confié au gynécologue qui les déposera au fond de la cavité utérine. Cette intervention est parfaitement indolore. Le nombre d’embryons transférés est fixé en général à 2 ou 3 embryons en accord avec vous-même, votre Médecin et le Biologiste.

LE TEST DE GROSSESSE

Quinze jours après la ponction, vous devez faire un test de grossesse : dosage plasmique d’HCG pour connaître le résultat de l’AMP. Dès que le résultat du test sera connu, qu’il soit positif ou négatif, si vous le souhaitez, notre équipe sera toujours prête à répondre à toutes vos interrogations ou préoccupations.

LES RISQUES DE L’AMP

Les traitements médicamenteux nécessitent naturellement des contrôles. Des allergies peuvent survenir, et les gestes médicaux (anesthésie, ponction chirurgicale) nécessitent des précautions particulières. Les hyper-stimulations ovariennes (qui provoquent fréquemment des douleurs abdominales) peuvent nécessiter parfois une hospitalisation.
Les risques de L’AMP sont :

  • les fausses couches (20%) ;
  • les grossesses extra-utérines (5%) ;
  • les grossesses multiples (20% de jumeaux et 1% de triplés) Une échographie doit être effectuée impérativement un mois après le transfert pour dépister ces risques. Certaines contraintes médicales pourront entraîner votre médecin à vous proposer une solution alternative : le don de sperme, le don d’ovocytes, voire le recours à l’adoption.

LA CONGELATION DES EMBRYONS

Lorsqu’on obtient plus d’embryons qu’il n’est souhaitable d’en transférer ou lorsque le transfert n’est pas faisable (hyperstimulation sévère), il est possible de congeler les embryons surnuméraires. La congélation peut se faire à différents stades : du jour de l’observation de la fécondation, une fois celle-ci réalisée (au stade de zygote) jusqu’au jour du transfert (stade embryon ou stade blastocyste). La décision quant à quel stade congeler les embryons surnuméraires se fait surtout en fonction des équipes médicales. Les résultats concernant les taux de grossesse en fonction du moment de congélation (stade zygote ou stade embryon) restent controversés à l’heure actuelle. Une congélation à J1 post-ponction (stade zygote) doit être réalisée avant la disparition des pronuclei, ceci afin de préserver le potentiel de développement des zygotes et après la synthèse d’ADN (10 à 16h après fécondation) qui servira à la première division cellulaire.

Les embryons et les zygotes, lors de la congélation, sont protégés par des cryoprotecteurs (1,2-propanediol et saccharose). La congélation se fait très lentement pour éviter la formation de cristaux de glace à l’intérieur des cellules. Ensuite, la conservation se fera dans de l’azote liquide (-196°C). La conservation peut durer au maximum Deux (02) ans.
Le transfert des embryons s’effectue après leur décongélation, si celle ci s’est bien passée. Cette procédure est en effet délicate et un certain nombre d’entre eux peuvent se lyser complètement ou partiellement à la décongélation.

On considère que tout embryon qui dispose, d’au moins 50% de ses blastomères intacts est transférable, après décongélation. Toutefois, tout embryon qui a résisté au processus de décongélation et repris son évolution normale en milieu de culture pendant 12 à 24 heures a des chances réelles d’implantation même si elles sont un peu plus faibles que celles d’un embryon frais.

LES INDICATIONS DU TRANSFERT D’EMBRYONS CONGELES

  • Les Transferts d’embryons surnuméraires recueillis après une FIV ou une FIV/ICSI, soit après échec du transfert d’embryons frais, soit pour une deuxième grossesse.
  • Utérus hypoplasiques ou mal formés impliquant le transfert d’un seul embryon à chaque fois.
  • Les hyperstimulations ovariennes sans projet de transfert d’embryon frais.
  • Les endomètres inadéquats en cours de stimulation.
  • les dons d’embryons (accueil d’embryons)
  • La préservation du capital ovocytaire avant une chimiothérapie ou une radiothérapie. GARANTIE DU TRANSFERT

GARANTIE DE CONGELATION

Lorsque le couple a accepté la proposition de congélation, et la Gamète à congeler est déjà laissée aux soins de la Clinique, le contrat doit être signé par le Couple avant de quitter la clinique et le règlement effectué au plus tard dans les 10 jours qui suivent

PHARMACIE

Une ordonnance sera remise avec la liste des médicaments à utiliser durant le traitement. L’ordonnance est achetée directement auprès des pharmacies soit à l’étranger ou dans les pharmacies sur place.

NB : Une hospitalisation de 24 heures après le transfert des embryons est recommandée mais non obligatoire.